Labé : la Fondation Daddy pour l’Humanitaire sensibilise les populations de Diari sur les VBG et le maintien des filles à l’école

Ce samedi 11 juillet 2026, la Fondation Daddy pour l’Humanitaire a organisé dans la commune rurale de Diari, préfecture de Labé, une importante campagne de sensibilisation sur les droits des femmes et des filles, les Violences Basées sur le Genre (VBG) et le maintien des filles à l’école. L’activité a mobilisé les autorités locales, les leaders communautaires, les parents, les élèves ainsi que plusieurs acteurs engagés dans la promotion des droits humains.

Présent à la rencontre, le maire de Diari, Elhadj Mamadian Gongoré Diallo, a salué l’initiative tout en soulignant son impact positif sur les communautés, avant de procéder au lancement officiel des activités.

« Nous faisions déjà des sensibilisations, mais votre venue a apporté un grand plus. La plupart des districts ont répondu à l’appel et ont mieux compris les conséquences des violences. Les hommes comme les femmes peuvent être victimes de violences, mais les cas les plus fréquents et les plus visibles concernent les femmes. Le mariage précoce et le mariage forcé sont des phénomènes regrettables que nous ne cautionnerons jamais », a-t-il déclaré.

Le maire a également insisté sur l’importance de la poursuite des études des jeunes filles et sur la nécessité de promouvoir une meilleure répartition des tâches ménagères au sein des familles.

« Nous allons faire en sorte que les filles puissent aller au bout de leurs études. Les garçons doivent aussi apprendre à participer aux tâches domestiques. Dans plusieurs pays, les responsabilités sont partagées au sein du couple selon les disponibilités de chacun. Il n’y a aucun complexe à cela. Les femmes ont leur place dans la gestion des affaires publiques et elles sont très efficaces », a-t-il ajouté.

De son côté, Abdoulaye Bah, chargé des partenariats et de la mobilisation des fonds à la Fondation Daddy pour l’Humanitaire et chef de mission de cette campagne, a rappelé les objectifs de l’initiative.

« L’objectif général est de susciter une prise de conscience collective afin que les droits des femmes et des filles de Diari soient respectés. Le choix de cette localité n’est pas un hasard. Une étude a été menée par nos partenaires de terrain et les résultats ont démontré la nécessité d’intensifier les actions de sensibilisation sur les VBG et le maintien des filles à l’école », a-t-il expliqué.

Selon lui, l’un des résultats attendus est l’engagement des communautés à poursuivre les actions de sensibilisation afin d’assurer un changement durable des comportements.

À l’issue des séances de sensibilisation, la Fondation Daddy pour l’Humanitaire a procédé à la remise de kits scolaires et d’enveloppes symboliques à plusieurs filles scolarisées afin de les encourager à poursuivre leurs études.

Intervenant en qualité de juriste, Maître Mouley Ismaël Diallo a mis l’accent sur le droit à l’éducation et la protection des enfants.

« La question du genre est vaste. À travers cette activité, nous voulons faire comprendre aux parents et à tous les acteurs concernés que l’éducation est un droit fondamental de l’enfant. Lorsqu’un enfant est privé de ce droit, cela peut constituer une forme de violence. Les enfants ont également droit à la protection, à la santé et au respect de leur intégrité », a-t-il souligné.

Parmi les bénéficiaires, Salimatou Diallo, admise en 7e année, n’a pas caché sa satisfaction après avoir reçu un kit scolaire et une enveloppe d’encouragement.

« Je suis très contente de ces cadeaux offerts par la Fondation Daddy pour l’Humanitaire. Je promets de poursuivre mes études et de réussir afin qu’un jour ils soient fiers de moi », a-t-elle déclaré.

Même enthousiasme chez Kadiatou Diallo, autre bénéficiaire de l’appui.

« Ma priorité aujourd’hui, ce sont mes études. Je ne suis pas tentée par le mariage. Je souhaite devenir médecin et je sais qu’il me reste encore beaucoup d’étapes à franchir pour atteindre cet objectif », a-t-elle affirmé.

Au-delà des échanges et des dons symboliques, cette campagne a surtout permis de rappeler que la protection des femmes et des filles demeure une responsabilité collective. Entre violences basées sur le genre, mariages précoces, abandons scolaires et inégalités persistantes, les défis restent nombreux dans les communautés rurales. Les participants ont ainsi lancé un appel aux autorités, aux leaders communautaires, aux parents et aux partenaires au développement afin de renforcer les actions de sensibilisation, de protection et d’accompagnement des femmes et des filles.

Garantir leurs droits, favoriser leur accès à l’éducation et encourager leur pleine participation à la vie sociale ne constitue pas seulement une exigence de justice et d’égalité ; c’est également un investissement indispensable pour l’avenir des communautés. Car lorsqu’une femme est protégée et qu’une fille est maintenue à l’école, c’est toute la société qui progresse.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *